dimanche 15 juin 2008

Il Cinema Grande Italiano

Empourpré des reflets du matin, son visage était plus rose que le ciel. Je ressentis devant elle ce désir de vivre qui renaît en nous chaque fois que nous prenons conscience de la beauté et du bonheur.



C’est ainsi que bâille d’avance d’ennui un lettré à qui on parle d’un nouveau «beau livre», parce qu’il imagine une sorte de composé de tous les beaux livres qu’il a lus, tandis qu’un beau livre est particulier, imprévisible, et n’est pas fait de la somme de tous les chefs-d’uvre précédents mais de quelque chose que s’être parfaitement assimilé cette somme, ne suffit nullement à faire trouver, car c’est justement en dehors d’elle. Dès qu’il a eu connaissance de cette nouvelle uvre, le lettré, tout à l’heure blasé, se sent de l’intérêt pour la réalité qu’elle dépeint. Telle, étrangère aux modèles de beauté que dessinait ma pensée quand je me trouvais seul, la belle fille me donna aussitôt le goût d’un certain bonheur (seule forme, toujours particulière, sous laquelle nous puissions connaître le goût du bonheur), d’un bonheur qui se réaliserait en vivant auprès d’elle.

samedi 10 mai 2008

lundi 5 mai 2008

Marilyn


mardi 25 mars 2008

Microcosmos

lundi 17 mars 2008

lundi 10 mars 2008

samedi 8 mars 2008

Le Bonheur est une Idée Neuve aux Pays-Bas






1/3 des hollandais sont allés le voir au cinéma en 1973. Beaucoup de points communs avec l'histoire de Pierrot le fou (dont la mer, le sable et l'aventure)

BLEU


mardi 4 mars 2008

sadisme



Who's afraid of virginia woolf ?

dimanche 24 février 2008

Si Jeanne d'Arc avait eu du diabète, tout Rouen aurait senti le caramel.

J'ai vu La Passion de Jeanne d' Arc de Dreyer, il y a des scènes géniales,du surréalisme chien andalou, que je mettrai quand je saurai me servir de virtualdub.

En attendant:



Mise en abyme:



Mise en abyme bonus gratuite :



Elle s'y contemplait longuement, et ce qui la contrariait parfois c'était de retrouver sur son visage les traits de sa mère. Alors, elle n'en mettait que plus d'obstination à se regarder et tendait sa volonté pour s'abstraire de la physionomie maternelle, en faire table rase et ne laisser subsister sur son visage que ce qui était elle-même. Y parvenait-elle, c'était une minute enivrante : l'âme remontait à la surface du corps, pareille à l'équipage qui s'élance du ventre du navire, envahit le pont, agite les bras vers le ciel et chante.

(Milan Kundera, L'insoutenable légèreté de l'être)
(Photo = Rivette - Out 1, un film de DOUZE HEURES)

lundi 11 février 2008

Elle était debout, nue et désarmée.


Peeping Tom: Dans le but d'enregistrer la plus pure expression de la peur, le personnage principal tue des femmes dans un film où tout porte sur le regard, et qui exprime une superbe mise en abyme du cinéma.



Elle était debout, nue et désarmée. Littéralement désarmée parce que privée de l'appareil dont elle s'était servie pour dissimuler son visage et qu'elle pointait sur Sabina comme une arme. Elle était à la merci de la maitresse de Tomas. Cette belle soumission la grisait. Puissent ces secondes où elle est nue devant Sabina ne s'achever jamais !
(L'insoutenable légèreté de l' être.)



Citations:

« Il faut commencer par éprouver ce qu'on veut exprimer » (Van Gogh)
« Le documentaire: oh quelle merveille que de pouvoir regarder ce qu'on ne voit pas » (Godard)

lundi 4 février 2008

Why do they always have to look like unhappy rabbits ?


Je comprenais pas l'idolatrie de Marylin, jusqu'à ce que je découvre le son de sa voix par hasard dans "All about Eve" où elle joue un petit rôle. Depuis, j'ai vu Some Like it Hot et c'est envoutement pour toujours sans divorce.

La video de All about Eve:



et une autre avec tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les applaudissements:

"Why, if there's nothing else, there's applause. It's like waves of love coming over the footlights and wrapping you up, imagine: to know every night that different hundreds of people love you; they smile, their eyes shine, you please them. They want you: you belong."

dimanche 3 février 2008

Blade Runner



It's too bad she won't live.
But then again who does ?

Erotisme de pacotille

Cecile de Ménibus prise à son propre jeu ordinaire de provocation forcée et de décolletés maousses, d'érotisme de pacotille. Rocco renverse la situation, en se comportant comme une machine à baiser et va au bout : il aggripe son corps, tire son string, plaque les mains sur ses seins.
Autour, les invités sont médusés d'affligement et de jubilation. Génial.



Citations géniales ayant plus ou moins rapport:

Bukowski: «Vous croisez au moins cinquante machines à baiser dès que vous posez le pied sur n'importe quel trottoir d'Amérique - seule différence : dans la rue, elles se prennent pour des êtres humains.»

Sade : «Les jouissances permises peuvent-elles se comparer aux jouissances qui réunissent à des attraits bien plus piquants ceux inappréciables de la rupture des freins sociaux et du renversement de toutes les lois ?»